
Le soleil vous aveugle. Le danger, lui, ne vous prévient pas.
Un ciel bleu. Une lumière dorée. Et pourtant, chaque automne, cette lumière tue plus qu’elle n’émerveille.
Le matin en partant travailler, le soir en rentrant : le soleil descend, se glisse droit dans l’axe de la route, et vous voilà aveuglé pendant que la circulation continue autour de vous. Un piéton, un cycliste, une voiture qui freine — tout peut surgir une seconde trop tard.

Le soleil bas envoie ses rayons droit dans les yeux dès que la route pointe dans sa direction. Et tout ce qui traîne sur votre chemin visuel en profite pour aggraver la situation :
La vitesse autorisée n’est pas une garantie. Elle vaut pour des conditions normales — pas pour un pare-brise ébloui. La loi le rappelle sans détour : si vous n’avez plus une visibilité correcte, la vitesse doit baisser. Point final.
Continuer à foncer sous prétexte que « c’est la limite » n’a jamais protégé personne d’un obstacle qu’on ne voit pas venir.
Vous aussi, vous êtes ébloui — et donc vous aussi, vous devenez plus difficile à repérer pour les conducteurs. Portez du clair, restez visible, et ne présumez jamais qu’un véhicule vous a vu.
La responsabilité reste néanmoins entre les mains de celui qui conduit : voir moins bien impose d’aller moins vite.
Si vous voyez moins bien, roulez moins vite.
Ce n’est pas une option. C’est la seule chose qui, en quelques secondes d’éblouissement, peut faire toute la différence entre un trajet banal et un accident évitable.